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Hommage au lieutenant-colonel  Raymond VALLINO

décédé le 28 juillet 2017 à Montpellier

Raymond VALLINO

Lieutenant-colonel des troupes de marine, spécialité ABC, Raymond VALLINO était issu de la 139e promotion "Union Française" (1952-1954) de l’ESMIA. Il est chevalier de la Légion d’Honneur et de l’ONM.

Après une première affectation au RMT (régiment de marche du Tchad), le lieutenant Vallino est muté en Algérie où il commandera successivement un escadron blindé au RICM (régiment d’infanterie chars de marine) 1957-1958 puis en Mauritanie pour y commander cette fois un escadron saharien motorisé à Fort-Trinquet, 1958-1961. Cet escadron était une très grosse unité élémentaire de 300 hommes et 60 véhicules. Durant ces deux périodes, il sera distingué à trois reprises et sera décoré de la Croix de la Valeur militaire avec 2 citations à l’ordre du régiment et une à l’ordre du corps d’armée. Raymond Vallino était blessé de guerre et pensionné à 75%.

Il commandera à nouveau un escadron de chars au 43eRBIMa (régiment blindé d’infanterie de marine) à Offenburg en Allemagne quand Johnny Hallyday y faisait son service militaire, disait-il.

Après trois années aux FFA de 1962 à 1965, il part Outre-mer à la Martinique comme officier rédacteur à l’état-major du Commandement de l’île de 1966 à 1969.

Chef de bataillon, il fera son temps de troupe comme chef des Services techniques du 1erRIMa (régiment d’infanterie de marine) à Granville dans la Manche de 1969 à 1971.

Fort de ses nombreuses expériences, il prend les fonctions d’adjoint du Bataillon des Services de l’EAI à Montpellier de 1971 à 1974. A cette époque, le bataillon comptait un millier de personnes (civils et militaires). Il trouvera toutefois le temps de faire la connaissance de Lucette.

A l’issue, comme les mutations outre-mer en recèlent des trésors cachés, le lieutenant-colonel Vallino est muté comme agent consulaire au Laos, pays du million d’éléphants, sur les bords du Mékong à Luang Prabang. Il y fera venir Lucette pour l’épouser en 1975.

Il fera valoir ses droits à la retraite en 1976 et avec Lucette, ils s’installeront dans un superbe appartement au 17 rue Maguelone. Ils consacreront beaucoup de temps à vivre leur passion du bridge. Adhérent de l’ANOCR depuis 1987, il y restera fidèle jusqu’au bout sans pour autant militer.

Je laisse la conclusion à Raymond lui-même qui a écrit ces quelques lignes : « Enfin avec comme figure de proue Lucette, grande et très belle dame épousée au Laos en 1975, j’entendais vivre tout son amour, pour une période de grand bonheur que nous puissions ne pas voir s’achever lorsqu’elle s’éteignit le 17 avril 2007, me laissant désemparé dans un profond chagrin. Heureusement ses filles et sa petite-fille que je connaissais bien m’ont entouré de leur affection. Je les adoptai et aujourd’hui encore elles me donnent une preuve éblouissante de notre attachement. »

Claude Gradit