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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

Rappel de carrière et Éloge de l’adjudant-chef Jacques BONNAFOUS,

décédé le mercredi 20 janvier 2016,
Prononcé en l’église St Sauveur d’Aniane le 23 janvier 2016
ACH BONNAFOUS Jacques
Notre camarade Jacques BONNAFOUS a servi 20 ans les armes de la France, une carrière relativement courte toute entière effectuée dans les Troupes coloniales, redevenues Troupes de Marine, après la proclamation de l’indépendance de pays issus de l’Empire colonial français, L’essentiel de sa carrière s’est déroulé hors de France métropolitaine.
FIERTÉ...
Pour tous ceux qui ont servi dans la Coloniale, la première fierté, c’est la FIERTE PATRIOTIQUE, celle d’avoir fait flotter le drapeau tricolore, au-dessus de son poste, en Indochine ou en Algérie, en tournée de brousse en Afrique, parfois avant le match de football contre les jeunes du village, partout où il s’agissait d’affirmer la présence française.
FIERTÉ D’APPARTENIR A UNE ARME PARTICULIÈRE, dont le signe de reconnaissance est l’Ancre de Marine, symbolisant la vocation à servir hors de France métropolitaine, en Asie, en Afrique Noire ou blanche, dans l’océan indien ou sur les iles du Pacifique, partout où le devoir commande, toujours volontaire.
LA TROISIÈME FIERTÉ plus personnelle, est d’avoir eu sous ses ordres ou côtoyé des hommes et des femmes de civilisations différentes, d’avoir tenté de les comprendre et de les aimer, ébloui par les étonnantes différences d’apparence, de culture, de paysages que nous offrent le monde, et d’avoir étanché sa soif d’aventure.
Fiertés dont à la retraite, l’adjudant-chef BONNAFOUS ne faisait probablement pas état, soit par modestie, soit que l’air du temps ne s’y prêta pas.

Engagé à 21 ans, à sa majorité, Jacques BONNAFOUS, signe son contrat au Centre administratif des troupes Coloniales de Toulon en 1948 comme artilleur. La même année, il est affecté au Sénégal, dans la presqu’ile du Cap Vert où il restera 3 ans, d’abord à Thiès au Détachement Militaire Autonome, puis à Dakar, où les positions d’artillerie de défense côtière sont nombreuses ; c’est de ce port que s’en vont les renforts de tirailleurs de toute l’Afrique Occidentale Française, immense territoire qui recouvrait le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina-Faso, le Niger, la Guinée, La Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, pour aller faire campagne en Indochine, à Madagascar ou au Maghreb.
En fin de ce premier séjour, BONNAFOUS part en Indochine, où il sert au Tonkin au 2ème Régiment d‘Artillerie colonial ; des tirailleurs sénégalais sont présents dans ce régiment et les obus y sont tirés en grand nombre pour contrer la poussée des indépendantistes communistes du Vietminh.
Bonnafous est blessé en cours d’opération et fait l’objet d’une belle citation à l’ordre de La Division.
Après deux ans dans le delta du fleuve rouge, vient un bref retour de quelques mois à Castres, garnison du 2ème régiment d’Artillerie Coloniale, au sein duquel il est envoyé en Algérie de 1953 à 1956, participant aux premières opérations de ce qu’on appellera plus tard la guerre d’Algérie.
Puis c’est le Soudan, au camp de Kati à 15km de la capitale du Mali actuel, immense camp militaire, souvent foyer d’insurrection depuis l’indépendance du pays. Trois ans de séjour, c’est long dans cette région où la chaleur est parfois intense et les moustiques virulents !
Toujours volontaire, Bonnafous va maintenant servir dans le sud algérien pendant 5 ans de 1960 à 1966, région du Sahara où la France expérimente sa bombe atomique et découvre des champs pétrolifères.
Dernier séjour de deux ans et demi à Madagascar, la grande et belle île mi-africaine, mi asiatique, poisson pilote au flanc est de l’Afrique, en coopération militaire technique avant de rejoindre définitivement la métropole et d’être admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1969.
Jacques Bonnafous est alors adjudant-chef, le plus haut grade dans le Corps des sous-officiers. Un adjudant-chef, de son temps, c’est quelqu’un. Ne dit-on pas, en plaisantant, bien sûr, que notre Saint-Père le pape lui-même s’est mis au garde-à-vous devant un adjudant-chef en visite au Vatican !
Sur une carrière de vingt ans, ses plus belles années d’âge d’homme, Jacques Bonnafous en a passé 17 outre-mer, souvent dans des conditions éprouvantes, parfois en guerre.
Sur sa médaille militaire, figure la devise : « Valeur et Discipline », devise qu’il a mise en pratique durant toute sa carrière.
Sa famille peut être fière de son parcours dans la Coloniale, comme nous le sommes de l’avoir compté parmi les membres de notre Amicale héraultaise des Troupes de Marine.
A Dieu, mon adjudant-chef
Michel Bain

Lodève le 17 novembre 2015

olivier claude
Après une carrière aussi dense, Faire l’éloge de  Claude Olivier n’est pas chose facile.
Permettez moi tout d’abord de saluer, tous ceux (famille, amis, anciens combattants et Porte drapeaux) qui sont dans la peine et regroupés ici pour te rendre un dernier hommage.Tu t’es engagé volontaire pour 4 ans fin 1944, pour rejoindre le 23ème R.I.C. où,  dès janvier 1945 tu figures nommément sur les effectifs du Régiment cité à l'ordre de l'armée.
Blessé à la main droite le 20 janvier par un éclat d’obus de mortier de 50 mm, tu es Cité à l'ordre du régiment.
Tu suis le Régiment en Allemagne occupée de mai à octobre 1945, puis tu pars en Indochine pour presque un an en novembre.
Promu caporal en janvier 1949, tu es de nouveau Cité, à l'ordre de la Brigade en juin de la même année.
Affecté au 6ème Cdo. Franco- Laotien d’août 1946 à janv. 1950, tu es promu caporal-chef en octobre 1949, et encore cité à l'ordre de la division le 24 octobre.
Brève période plus calme au 24ème R.I.C. au Sénégal de janvier à septembre 1951  avant un nouveau départ au 110ème R.I.C. au Tonkin jusqu’en 1953.
Tu effectues ensuite un séjour dans les Forces Françaises en Allemagne en 1954. Puis es affecté en Afrique Equatoriale Française jusqu’en 1957 où, promu Sergent-chef, tu pars en  Algérie du jusqu’en 1959.
Un autre séjour en République Centrafricaine  entre 1960 et 1962 (à Bouar avec comme chef le futur Général Bigeard).
Au retour tu es affecté au titre de la Coopération, et séjournes d’abord en Haute-Volta (l’actuel Burkina-Faso) où tu es promu Adjudant en 1964. Puis en Mauritanie en 1965-66 et enfin tu retournes à tes premières amours auprès du Gouvernement royal du Laos entre 1967 et 1970 où tu es fait chevalier de l’Ordre du règne du Laos par sa Majesté le Roi Sri Savang Watthana pour services rendus au Pays où tu travailles à l’Hôpital comme infirmier anesthésiste. Là, tu es promu Adjudant-chef et tu y termineras ta carrière militaire en 1970.
Cette carrière est le reflet de ta forte personnalité et de ton caractère affirmé (difficile dirons certains) mais après avoir subi tant d ‘épreuves qui pourrait se permettre de te juger ?
Tout cela - pour faire court -,  sans parler de la deuxième carrière qui t’attendait en France comme infirmier diplômé d’état. Et ton implication notamment dans le monde des Anciens-Combattants où tu as été pendant 10 ans Président de l’Association des Médaillés Militaires de cette ville « dont le Drapeau rehausse le caractère de cette cérémonie et je l’en remercie particulièrement ».
Avant de lire tout à l’heure (lorsque les honneurs militaires te seront rendus à la sortie de cette église) la citation dont tu étais le plus fier, je voudrais, au nom de tous nos camarades ici rassemblés, rendre hommage au soldat que tu as été en ayant participé il y a près de 70 ans à la libération de la France et à la défense des valeurs de notre République partout où le devoir t’appelait.
Décoré de la Médaille Militaire au feu, de la croix de Guerre 39-45 avec citation, de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec 3 autres citations dont une à l’ordre de la Division, Claude, tu as fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine. Nous nous inclinons devant toi et ne t’oublierons pas.

Selon ta volonté, je vais maintenant vous donner lecture de la Citation dont il était le plus fier :
Le Capitaine Mombereau commandant le 6° Commando Franco-Laotien certifie que le caporal Olivier Claude, Jules, Marcel a été cité à l’ordre de la Division au cours des opérations de Muong-Pang.
« Caporal infirmier d’un courage et d’un dévouement à toute épreuve. Tombé dans une embuscade, le 3 mai 1949 à Muong-Pang, organise très rapidement la défense. Au milieu de l’explosion des mines et des grenades, réussit à dégager son groupe en ramenant trois chasseurs grièvement blessés. Leur prodigue les premiers soins sous un violent tir de mortiers de 50, forçant l’admiration de tous par son calme et son sang froid ».
- Cette citation donne droit au port de la croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec étoile d’Argent.

Eloge funèbre du Capitaine Jean LAIGNET

laignet jean

 

Jean LAIGNET, Mon Capitaine, cher Ancien et Camarade, je vous salue avec respect et émotion.

Je salue également votre famille dans le deuil et lui présente nos condoléances. Dans ces moments difficiles, j’assure vos proches du soutien de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault. Votre fille, votre gendre, vos deux petits-enfants et cinq arrières petits-enfants.

Une forte délégation de l’ATDM34 avec son drapeau est aujourd’hui présente à Grammont pour vous rendre hommage. Des Amis, des camarades d’amicales et d’associations sont également présents, notamment l’association Rhin et Danube avec son Président et le Drapeau

Vous êtes né le 12 octobre 1920 à Rennes (Ille et Vilaine). Après votre scolarisation, premier emploi à 16 ans comme aide comptable à la succursale Renault de Rennes de 1936 à 1937. Ensuite vous êtes commis auxiliaire du Trésor à la Perception de Rennes de 1937 à 1939.

Engagé volontaire en 1939, vous êtes nommé aspirant de réserve le 15 mai 1940. Artilleur de marine vous débarquez à Dakar le 3 octobre 1941 puis vous continuez vos services en Guinée, ou vous êtes affecté au Groupement d’Artillerie Colonial (23ème Batterie) le 11 décembre 1941. Vous êtes nommé sous-lieutenant à compter du 25 décembre 1943.

Affecté au 26° Groupe Autonome Colonial des FTA (formé le 1/9/1943) de la 9° Division d’Infanterie Coloniale, vous participé au débarquement à l’Ile d’Elbe le 17 juin 1944 puis à Saint-Tropez le 3 septembre 1944.

Vous êtes Chef de section de 40 Bofors, au cours de la campagne de France qui vous conduit jusqu’en Allemagne de septembre 1944 au 8 mai 1945.

Ensuite vous êtes instructeur à Rouffach au sein de la 1° Armée puis instructeur de la promotion Victoire (Première promo d'élèves officiers à Coëtquidan). Vous êtes nommé lieutenant le 25 septembre 1945 et démobilisé le 14 avril 1946.

Vous poursuivez vos services dans la réserve et vous êtes nommé Capitaine de réserve en 1955. Vous êtes rayé des cadres et admis à l’honorariat de son grade le 31/12/1967.

Vous vous mariez en 1947 à Denise Zucco. Vous êtes expatrié au Maroc de 1947 à 1960 comme Directeur des ventes d’une société de construction. De retour en France vous travaillez à la Cie Française de l’Air pulsé de janvier 1961 à 1968, puis à la Cie Adriss de 1969 à 1977. Ensuite à la retraite vous vous installez à Grasse où votre épouse décède en 1986.

En 2004 vous décidez de vous rapprocher de votre fille et vous vous installez à Montpellier dans la résidence Les Jardins du Pré aux Clercs, où vous faites connaissance de Raymonde Icard votre compagne actuelle.

Vous rejoignez alors l’ATDM34.

Aujourd’hui dans cette église de Grammont, je veux vous témoigner notre reconnaissance et rendre hommage au soldat que vous avez été. Vous avez participé il y a plus de 70 ans à la libération de notre Pays.

Vous êtes décoré de la croix du combattant volontaire (agrafe 39-45), de la médaille Rhin et Danube et du mérite colonial.

Jean, vous avez fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine. Nous nous inclinons devant vous et nous ne vous oublierons pas.

Devant votre famille, vos amis et vos camarades nous vous disons « A Dieu ».

Le mercredi 22 juillet 2015 à Montpellier.
Lieutenant-colonel (er) Christian GUEGAN
Président de l’ATDM34

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Roger RUL, notre Ancien, cher Camarade, je vous salue avec respect et émotion.

Je salue également votre famille dans le deuil et lui présente nos condoléances.

Dans ces moments difficiles, j’assure votre épouse Josette du soutien de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault. Nous pensons également à vos enfants Régis, Michel, Thierry et Myriam, à vos petits-enfants Mylène, Manon et Nina, et à vos frères et sœurs.

Vous avez été le porte-drapeau de l’ATDM34 et une forte délégation est aujourd’hui présente à Béziers pour vous rendre hommage. Des Amis et des délégations d’amicales et d’associations sont également présents.

Vous êtes né le 14 février 1928 à Pézenas. Vous vous engagez le 21 juillet 1948 et vous rejoignez Madagascar en juillet 1949. Vous y servez jusqu’en avril 1952 et vous rentrez en métropole avec le grade de Caporal et le certificat technique spécialité auto-char. Vous êtes nommé sergent le 1° juillet 1952 et vous êtes rayé des contrôles en décembre de la même année.

Vous rengagez en septembre 1954 avec le garde de Caporal-chef. Vous repartez à Madagascar en février 1956 et vous repassez Sergent le 1° octobre de la même année. En octobre 1958 retour de Madagascar et vous êtes affecté au 1° RIMa. Avec ce Régiment vous partez en Algérie de février 1959 à janvier 1961.

A votre retour vous réussissez le brevet auto-engin blindé et vous servez successivement à Carcassonne, au Centre mobilisateur de Narbonne puis à Castelnaudary. Vous passez Sergent-chef et vous prenez votre retraite en 1965 à 15 ans de service.

Ensuite vous avez plusieurs emplois dont le plus long  dans un garage en mécanique agricole à Castelnaudary. En 1971 vous devenez convoyeur de fonds à Béziers jusqu'à la retraite.

Au sein de notre Amicale vous vous investissez comme porte-drapeau et vous participez activement aux différentes activités. Vous êtes sympathique, toujours souriant et les plus Anciens gardent de vous le souvenir d’un homme chaleureux.

Le 31 janvier dernier lors de notre assemblée générale je vous ai remis le Mérite colonial en remerciement de votre action au profit des Troupes de Marine.

Aujourd’hui dans cette église Saint-Joseph de Béziers, je veux vous témoigner notre reconnaissance et rendre hommage au soldat que vous avez été. Votre carrière s’est déroulée en métropole, en Allemagne à Madagascar et en Algérie.

Vous êtes titulaire de la croix du combattant, de la croix du combattant volontaire, de la commémorative AFN, de la médaille reconnaissance de la Nation et du mérite colonial.

Roger, vous avez fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine.

Nous nous inclinons devant vous et nous ne vous oublierons pas.

Devant votre famille, vos amis et vos camarades nous vous disons « A Dieu ».

 

Le lundi 30 mars 2015 à Béziers.
Lieutenant-colonel (er) Christian GUEGAN
Président de l’ATDM34

 

Séjours
Madagascar
EFA
AlgérieUnités
24°RTS (48/49)
RCCC (54/56)
1°RIMa (59/61)
24°RIMa (62)
CM 143 (63/66)

Eloge funèbre du Colonel Jean VILLENAVE

villenave jean

Jean VILLENAVE, Mon Colonel, cher Camarade, je vous salue avec respect et émotion. Je salue également votre famille dans le deuil et lui présente nos condoléances.
Dans ces moments difficiles, j’assure vos filles, Hélène, Agnès et Catherine du soutien de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault. Vous en avez été le premier président et une forte délégation est aujourd’hui présente à Pérols pour vous rendre hommage.
Des Amis, des camarades de votre promotion, des délégations de la Gendarmerie, d’amicales et d’associations sont également présents.Vous êtes né le 21 juin 1940 à Biganos.
En novembre 1961, vous effectuez votre service militaire au 25e Régiment d’Artillerie à Thionville.
En 1963, vous rejoignez l’Ecole Militaire de Strasbourg et en 1965, vous intégrez l’Ecole Militaire Interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan au sein de la promotion « Cinquantenaire de Verdun ». A l’issue de la formation, vous choisissez les Troupes de marine, option artillerie.
En 1966 vous rejoignez l'Ecole d’Application de l’Artillerie à Châlons-sur-Marne, puis à l'Ecole de spécialisation de l’artillerie antiaérienne de Nîmes.De 1968 à 1970 vous servez comme jeune officier au 11e régiment d’artillerie de marine à Dinan. Au sein de la batterie d'instruction, vous assurez, les fonctions d'entraîneur et de capitaine des équipes de cross, tir et pentathlon militaire du régiment. Durant cette période, vous suivez  le stage pilote avion et observateur à l'Ecole de spécialisation de l’ALAT à Dax.De 1970 à 1971, première affectation à l’Ecole d’Application de l’Infanterie (EAI) de Montpellier comme chef du peloton avion et adjoint du commandant d'escadrille ALAT. Durant cette période vous effectuez une mission de courte durée au Tchad à l'ambassade de France à Fort-Lamy.  De 1971 à fin 1972 vous êtes affecté au Tchad, à Fort-Lamy au sein du détachement ALAT du peloton de l’aviation légère des troupes de marine détaché du 1er régiment interarmes d'outre-mer de Dakar.
Suite aux événements de cette époque, votre épouse Renée et votre fille Hélène sont évacuées avec les autres ressortissants en franchissant le Chari. Vous continuez seul la mission.De février 1973 à 1976 vous servez au CISALAT de Essey-lès-Nancy comme officier adjoint, puis commandant de la 3e escadrille, l’unité d'instruction du régiment.
De 1976 à 1979, retour à l'EAI de Montpellier, comme adjoint du commandant de l'escadrille ALAT de l'école. Remis à la disposition du bureau TDM, vous êtes affecté de 1979 à 1981 en Guadeloupe au 41e bataillon de commandement et de service à Pointe à Pitre. Officier adjoint, vous faites également fonction de commandant en second, chef des services techniques et chargé de l'instruction de l'unité.
De 1981 à 1983 vous servez comme officier de tir au Groupement de camp de Sissonne.
De 1983 à 1986 affecté au 3e RIMa à Vannes, vous êtes le Commandant du camp de Meucon.De 1986 à 1988, nouvelle affectation au Tchad pour emploi à N'Djamena. Vous êtes le conseiller militaire technique du 4e bureau de l'armée nationale tchadienne. Pendant ce séjour, vous mettez en œuvre, avec l'aval de l'inspecteur des TDM, un projet d'action humanitaire, économique et culturel du Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples (SIVOM ) de Vannes, au profit d'Abéché et de sa région (Est  tchadien). Avec les fonds attribués par le SIVOM, vous avez contribué à la rénovation d’une école et d’un dispensaire, la construction d’une bibliothèque et le creusement de puits. Depuis cette action s’est poursuivie avec le soutien du 3°RIMa et la création de l’association Vannes-Abéché très active aujourd’hui.De 1988 à 1989 nouvelle affectation à Montpellier à l'état-major de la 54e DMT, comme officier conseil divisionnaire et chef du bureau d'aide à la reconversion (BARC). Vous êtes à l’origine de la création de l'Association pour l’Insertion des Personnels et des Conjoints (AIPC) regroupant toutes les unités interarmées Languedoc-Roussillon.
De 1989 à 1990, dernier passage à l'EAI de Montpellier comme officier de garnison avant de prendre votre retraite.En janvier 1992,  vous faites partie de l’équipe à l’origine de la création de l’amicale des Troupes de Marine de l’Hérault (ATDM34). Vous franchissez le pas et vous en devenez le premier président. Vous vous investissez sans compter et après avoir fait valider nos statuts, vous faites connaître notre amicale dans le Département et la Région. Vous récoltez les fonds nécessaires à la réalisation de notre Drapeau. Jusqu’en 1996, vous assurez cette fonction avec dévouement et disponibilité. Plus de vingt ans après, nous vous en sommes reconnaissants. Jusqu’à votre décès vous restez membre de l’ATDM34 et vous en êtes président d’honneur.
Durant cette période vous êtes d’octobre 1991 à juillet 1993, « chargé de mission aux jeux méditerranéens » en charge de l’organisation logistique.En 1995, vous reprenez du service en changeant d’Armée au profit de la Gendarmerie. Pendant huit ans, vous êtes le conseiller « réserves » du Colonel commandant le groupement de gendarmerie départementale de l'Hérault à Montpellier. Le 20 juin 2003, vous êtes radié des réserves pour cause de limite d'âge.
Une délégation du bureau « réserves » du Groupement de Gendarmerie de l’Hérault et également de la Compagnie de Lunel est présente pour vous rendre hommage.Vous continuez à vous investir avec, depuis novembre 1994 et pendant une dizaine d’années, votre participation à l'organisation logistique de certains grands évènements à Montpellier.En 2009, votre épouse Renée décède. Depuis quelques années vos soucis de santé ne vous permettent plus d’être aussi présent.Aujourd’hui dans cette église Saint Sixte de Pérols, je veux vous témoigner notre reconnaissance et rendre hommage au soldat que vous avez été. Votre carrière s’est déroulée en métropole, aux Antilles et en Afrique. Vous avez été un formateur, un spécialiste de l’aéronautique puis de la logistique et enfin un conseiller. Vous avez également été un initiateur avec Vannes-Abéché, le bureau reconversion de Montpellier puis l’ATDM34.
Vous êtes Chevalier de l’Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille outre-mer avec agrafe Tchad.
Votre action à la tête de l’ATDM34, vous a valu l’attribution du mérite Colonial par le Président de la Fédération Nationale des Troupes de Marine.Jean, vous avez fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine.
Nous nous inclinons devant vous et nous ne vous oublierons pas.Devant votre famille, vos amis et vos camarades nous vous disons « A Dieu ».Le mercredi 27 février 2015 à Pérols.


Lieutenant-colonel (er) Christian GUEGAN
Président de l’ATDM34