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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

Eloge funèbre d’Ernestine BANON (1918-2014)

Veuve de l'adjudant chef Banon

Banon Ernestine

 

2014.12.19 drapeau Ernestine Banon 

Nous sommes ici aujourd'hui pour accompagner Ernestine BANON vers sa dernière demeure.

Elle est née le 9 novembre 1918 à Madagascar et en souvenir de l'Armistice signé deux jours après, ses parents lui ont donné VICTOIRE comme deuxième prénom.

Le 21 septembre 1940 elle se marie à Tananarive avec notre camarade Jean BANON, Sous-officier de l'artillerie de Marine, où naît leur premier enfant André. Après un court séjour à Margon de 1945 à 1946, elle rejoint Jean en Indochine en aout 1946 où naissent Lydie et Gilberte.

Engagée dans l'armée de Terre en 1949, elle sert dans l'intendance du Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO). Elle sera décorée en 1952 de la médaille d'Outre-mer avec agrafe Extrême-Orient. Elle est démobilisée en septembre 1953 et revient à Margon ou son mari la rejoint en 1955.

En 1956 né leur dernier enfant Françis, ancien TDM lui aussi. Ernestine et Jean vivront désormais dans ce village où Jean décède en 2001.

Depuis 2013, entourée des siens, elle luttait de toutes ses forces contre la maladie qui a fini par l'emporter ce 17 décembre 2014.

Membre de l'ATDM34 dont elle était la doyenne, ses 34 années passées Outre-mer faisaient d'elle une véritable Coloniale. Elle est partie rejoindre Jean et désormais ils reposeront en paix dans leur village de Margon.

Que sa famille sache qu'elle restera toujours dans nos cœurs et notre esprit et qu'ils acceptent nos sincères amitiés.

Yvan NICAISE 

lauzat pierre

Mon cher et vieil ami Pierre,
En te perdant Pierre, j’ai perdu un ami, mais aussi et surtout un exemple de Patriote engagé et dynamique.
A Philippeville, cité bien française, où nous sommes nés tous les deux à quelques années d’intervalle, ton patriotisme était bien connu ; et tu l’as matérialisé dans ta vie professionnelle, en bâtissant de tas de routes et de constructions, pour perpétuer l’œuvre française dans notre beau pays. Et cela dans toute l’Algérie, depuis l’agrandissement militaire de l’aérodrome de Boufarik , jusqu’aux routes sahariennes Ghardaïa- Ouargla, ou dans l’Algérois celles de Diar el Saada et de Diar e! Mançoul.
Ce rayonnement de la France , tu l’as poursuivi Outre-mer, au Nigéria ou en Arabie Saoudite , pour l’Autoroute Medina-Ryad pour ne citer que cet exemple. Et tu as continué cette œuvre en Métropole. Voilà pour le bâtisseur!
La guerre ayant éclaté en Algérie, dans la région de Philippeville, tu n’as jamais hésité à proclamé ton attachement à l’Algérie Française, sans craindre les représailles éventuelles du FLN, ou les brimades 4es Autorités en place, qui ne partageaient pas toutes nos sentiments communs._
Une fois réunis à nouveau sur la belle terre de France, telle que nous l’avions imaginée, dans nos rêves de jeunesse, nous avons continué à nous battre pour notre Patrie, et là aussi tu t’es montré infatigable et toujours dynamique dans cette lutte.
Tu as alors, volontaire et enthousiaste, rejoint l’Amicale des Troupes de Marine qui symbolisait à tes yeux la poursuite du rayonnement de la France Outre Mer. Et notre amitié s’est encore renforcée.
Et voilà que tu nous quittes maintenant, toi qui aimais tant la joie de vivre!
Sache toutefois , mon cher et vieil ami Pierre que, parmi les Marsouins nous ne sommes pas près de t’oublier, et que tu resteras dans notre mémoire et la mienne en particulier, comme un exemple à suivre.
TOI QUI NOUS OBSERVES , SANS DOUTE, LA HAUT, DU COIN DU CIEL,
Sache que les tiens,  je pense en particulier à Rolande et Bruno, et tes amis des TDM garderont de toi le souvenir d’un grand patriote et d’ un ami fidèle
ADIEU PIERRE

Roger Fiorio

Dépot de la plaque funéraire

Pierre LAUZAT, ancien ingénieur des travaux publics était membre de notre association, il avait accueilli chez lui des stagiares étrangers lors des sorties organisées par l'ATDM34.

Il nous a quitté le 15 novembre 2014

 

Il avait séjourné dans les pays suivants :

  • Algérie (50/62)
  • Allemagne -Espagne  (62/65)
  • Arabie Saoudite (66/68)
  • Nigéria (75/78)
  • Libye (79)

et effectué des missions en  :

  • Californie
  • Côte d'ivoire
  • Burkina Fasso
  • Mali
  • Madagascar
  • Angola

Eloge funèbre de l’Adjudant-chef Eugène ROBIN

robin eugene

 

Eugène ROBIN, mon compatriote, mon concitoyen de Pignan, mon aîné dans les Troupes Coloniales (aujourd’hui ; de Marine), mon frère d’armes au sein de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault, dont le président le Lieutenant-colonel GUEGAN est ici présent, Eugène ROBIN je vous salue avec émotion, je salue aussi respectueusement votre famille dans le deuil ainsi que le souvenir de votre vie que vous m’avez laissé.

Vous êtes né en 1922, en Mauritanie. Votre père, militaire français servait dans un Groupe Nomade essentiellement composé de méharistes indigènes. Votre mère était indigène, Béidane. Après le rapatriement de votre père, c’est elle qui vous a élevé courageusement et c’est l’administration française qui vous a ouvert les portes du lycée de la ville de Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette ville était alors capitale administrative pour les territoires mauritaniens. Dans ce lycée vous vous êtes instruit et construit. Vous avez débuté votre vie professionnelle en tant que maître d’école, projeté au Mali (alors Soudan Français). Vos aspirations allaient au-delà et vous vous êtes engagé dans les Troupes Coloniales en 1947. Vous y avez fait une carrière réussie dans la spécialité de comptable des Corps de Troupe. Nommé sous-officier, vous avez gravi tous les échelons et vous avez terminé votre carrière comme Adjudant-chef, titulaire de la Médaille militaire, décoré de la croix de guerre des TOE et de la Valeur militaire. Ce parcours est le fruit de votre ténacité dans l’engagement à maîtriser intelligemment la situation de métis qui était la vôtre. Cette ténacité vous l’avez aussi déployée dans votre vie familiale. En effet, alors que vous serviez en Indochine, vous avez épousé une jeune Tonkinoise qui parviendra à vous suivre dans vos affectations successives et vous donnera trois enfants.

Cette ténacité s’est encore manifestée au début des années soixante, quand la Mauritanie accédait à l’indépendance. Il était prévu que vous soyez transféré à l’armée de ce nouveau pays, tandis que vous vouliez continuer à servir la France. Non sans quelques péripéties désagréables, vous êtes parvenu à vos fins, après modification de votre situation statutaire.

Votre carrière s’est déroulée au Sénégal, en Indochine, en Algérie, en Allemagne et en France pour s’achever dans une affectation dans le Sahara algérien en 1967. Au cours de celle-ci, vous avez déployé votre expérience professionnelle, ainsi que votre connaissance des hommes et de leur langue pour transmettre dans une rigoureuse dignité les matériels d’une importante base à l’armée algérienne.

Vous avez pris votre retraite, revenu à Montpellier et vous vous êtes installé à Pignan où vous vous êtes parfaitement intégré à la population. Vous avez aussi rayonné alentour, créant une section de l’UNSOR que vous avez présidée. A ce titre, vous avez été fait chevalier dans l’ordre national du mérite.

Eugène ROBIN, vous êtes mon frère dans la religion chrétienne, aussi c’est dans l’espérance de la résurrection des morts que je vous dis : « Au revoir », après vous avoir dit « A Dieu » lors de ma dernière visite à Mireval.

Le mercredi 12 novembre 2014 au temple de Cournonterral.

 

Général (2S) Louis FONDVILLE

Membre de l’ATDM34

 

Séjours ou Missions de l'ACH ROBIN
Sénégal (47/49)
Indochine (50/56)
Algérie (57/60)
Allemagne (60/62)
Sahara (62/67)Unités
1°RTS Saint Louis Sénégal (47/49)
12° GAC toulouse 1950
2° RAC Bie 1G1A Tonkin

Décorations
MM,CH/ONM,TOE, VM, CCBT, Commémo AFN, Sahara
Mérite colonial

Hommage à Stradivaius JAMIS

par le Colonel GEYRES, président de l'ANAI

Stradivarius JAMIS

Nous sommes rassemblés pour dire un dernier adieu, ou plutôt un au revoir à notre cher ami Stradivarius JAMIS, notre camarade de combat et d’activités associatives.

Il part au maquis à 16 ans et demi, participe à de nombreuses embuscades et avec un camarade il fait prisonnier 5 allemands avec leur armement, puis après le débarquement des alliés il s’engage et fait la campagne de France et d’Allemagne.

Puis c’est l’Indochine et au retour le Maroc à une époque troublée et il lui est attribué plusieurs lettres de félicitation, enfin l’Algérie.

C’est le retour en Europe d’abord Berlin puis Nîmes. Ses notes soulignent toujours sa compétence technique, sa disponibilité et son sens de l’humain vis-à-vis de ses subordonnés.

En 1972, c’est la retraite. Que cela ne tienne, notre ami entreprend une nouvelle carrière comme expert-automobile puis expert judiciaire auprès de la cour d’appel de Nîmes ; il est apprécié pour sa compétence et son dynamisme.

Après sa deuxième retraite, il se lance dans l’humanitaire, en s’engageant dans la « banque alimentaire » où le responsable, le gal Belgodère se félicite de son profond souci de l’humain et de sa totale disponibilité.

Enfin il nous rejoint au bureau des Anciens d’Indochine où il est chargé d’organiser l’ensemble de nos activités lucratives où il réussit parfaitement. L’ancienne présidente comme moi-même nous n’avons qu’à nous louer de ses initiatives en soulignant toutes ses qualités signalées ci-avant.

Mon cher stradi, tu nous as quittés brutalement, beaucoup trop tôt à notre goût ; nous ne t’oublierons pas de sitôt, nous te remercions pour tous les services rendus soit au service de la France soit au service de tes concitoyens.

Ma chère Simone, tu peux compter sur nous, soit les anciens d’Indo, soit les marsouins, pour te soutenir dans ces moments douloureux et nous te présentons, ainsi qu’à toute ta famille nos profondes condoléances.

Au revoir, STRADI

Stradivaius JAMIS

RAPPEL DE CARRIERE ET HOMMAGE AU MAJOR (TDM) FRANCIS TURELIER,
décédé le 24 août 2014
Prononcé par le colonel (TDM) MERCIER Christian lors des obsèques en l’église
St Paul de Montpellier le mardi 26 août 2014

turelier francis

 

 A lire : 66 Mois prisonnier des VIÊTS MINH
A lire :GUERRE 1944/1945 - ALSACE – ALLEMAGNE - OCCUPATION

Major Francis Turelier, Vous naissez en  1926,
Quand l’Allemagne envahit notre pays, vous avez treize ans et, très tôt, vous rejoignez la Résistance organisée.
Vous vous engagez et faites la campagne de  France (1944/45) au sein du 62ème Régiment d’Artillerie d’Afrique, franchissez le Rhin et atteignez Innsbruck.
Vous êtes outre-Rhin en 45/46. Cette année là vous êtes nommé brigadier puis brigadier-chef.
En 46, c’est l’Indochine. Vous participez à de nombreuses actions.
Le 5 juillet 1947 vous êtes blessé,porté disparu, épargné car il n’y a pas d’autres survivants. Vous êtes prisonnier du Vietminh. Cela dure 66 mois. Pendant plus de 5 ans ce ne sont que marches, contremarches, milliers de kilomètres à pied, camps plus inhumains les uns que les autres. Vous subissez tortures physiques et morales, privations. Pour autant, vous aidez et sauvez d’autres prisonniers. Vous aviez 21 ans lorsque vous êtes capturé et êtes libéré le 8 janvier 53. Plus de 70% des prisonniers sont morts.
Après un séjour au Val de Grâce, vous servez à nouveau en Allemagne de 53 à 55 au sein du 8 Régiment d’Artillerie Coloniale, êtes nommé maréchal des logis puis chef.
En 1955, vous vous mariez. Vous épousez Emma. Elle vous donnera 4 enfants.
55/57, Vous rejoignez le Régiment d’Artillerie Coloniale à Madagascar.
57/59, 3èmeRégiment d’Artillerie Coloniale en France;
Promotion au grade d’adjudant.
De 59 à 61, vous servez en Algérie au 10ème Régiment d’Artillerie Coloniale et vous voilà chef d’une harka. Vous êtes cité deux fois.
61/63, Fréjus, maison mère des Troupes de Marine. Nommé adjudant-chef.
63/65, c’est la Côte d’Ivoire.
65/70, 3ème séjour en Allemagne, notamment président des sous-officiers au 8ème Régiment d’Artillerie de Marine.
70/73, à nouveau Madagascar, chef du PC du général Bigeard qui vous récompense avec une lettre de félicitations.
75/78, Ecole d’Application de l’Infanterie à Montpellier, instructeur très apprécié en mortiers de 120mm et autos engins blindés.
76, nommé major.
77, couronnement d’une carrière de sous-officier, vous êtes Major à l’échelon exceptionnel.
78/80, dernier séjour outre-mer en Nouvelle Calédonie au Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique avec, entre autres, une nouvelle présidence des sous-officiers.
Le 14 janvier 1981, c’est le départ à la retraite. Vous avez servi 36 ans sous l’uniforme.
Avec vos bonifications de campagne, votre service s’élève au total exceptionnel de 66 ans.
Allez-vous reposer ? Certainement pas !
De 81 à 2001, soit pendant 20 ans, vous participez aux activités de différentes associations : prisonniers d’Indochine, Parents d’enfants et adultes handicapés, Centre d’aide par le travail, association St Paul et d’autres encore.
Major Turelier vous êtes Officier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec 1 citation, Croix de la Valeur Militaire avec 2 citations, Croix du Combattant Volontaire39/45, Croix du Combattant.
Vous ont été attribuées : la Médaille Coloniale avec agrafe Extrême-Orient, la Médaille commémorative 39/45 ave agrafes campagne de France et d’Allemagne, la Médaille commémorative d’Indochine,
la Médaille commémorative AFN avec agrafe Algérie, le titre de reconnaissance de la Nation, lettre de félicitations du général Bigeard, carte de prisonnier du Vietminh.
Vous êtes blessé à 3 reprises : 1 par balle au bras, 1 par arme blanche à la tête, 1 en captivité et vous êtes invalide à 100%.
Vous êtes le soldat à qui l’on dit «Vas», et il va.
Vous faites honneur au corps des sous-officiers des Troupes de Marine, à notre Arme.
Vous avez bien servi la France.
Nous nous inclinons devant Vous.
Nous vous disons «A Dieu»
A votre épouse, vos enfants et petits enfants, l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault présente ses condoléances.