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Décédés

Les décédés de l'association des Troupes de Marine de l'Hérault (ATDM 34)

Musique "Ballade" avec l'aimable autorisation de Monsieur Daniel TASCA auteur-compositeur

Hommage à  Mr Henri ALLA

Par le lieutenant-colonel (H) Michel BAIN

alla henri
Je n’ai pas connu Henri dans sa période active, mais nous sommes amis depuis 25 ans.

Militaire de carrière, j’ai toujours eu une grande admiration pour les personnes droites, honnêtes, entreprenantes, indépendantes et volontaires, capables d’anticiper et de rebondir.

C’était le cas de mon ami.

De plus, il était adroit de ses mains et doué d’un solide bon sens.Henri s’est éteint doucement dans son lit à l’âge de 91 ans,  dans la maison qu’il avait bâti avec son fils, sur les hauts de Nébian, entouré par les siens, veillé en permanence par son épouse, Annie, bénéficiant des soins d’une équipe médicale dévouée, en paix.Né à Aniane, le jeune Henri, âgé de 4 ans, part à Madagascar en 1929 où son père a trouvé du travail à la Société Emyrne, société  industrielle et commerciale créée l’année précédente, dont la principale activité est l’élevage, la commercialisation du zébu (le bœuf à bosse local)  et la confection du corned beef, bœuf en boite que l’on a retrouvé longtemps dans les rations militaires françaises, affublé  de surnoms comme « singe » ou « bœuf assassiné ». J’en ai mangé. Il était bon.

Le jeune Henri poursuit ses études techniques jusqu’à son service militaire, qu’il effectue au 3ème régiment de Tirailleurs malgaches. Sa connaissance parfaite de la langue malgache et des coutumes, sa débrouillardise le font apprécier de tous. Comme d’autres, il se prépare avec enthousiasme à partir combattre les japonais en Extrême-Orient. La bombe atomique américaine entraîne la capitulation du Japon le 2 septembre 1945. De ce fait, le caporal-chef Alla ne verra pas l’Indochine

De son temps militaire, il gardera toujours un certain regret de ne pas avoir choisi de faire carrière dans la Coloniale.Nous sommes en 1946. Durant 4 ans, Henri, sur de vastes étendues, va surveiller  les gardiens de  plus de 4000 zébus pour le compte de la société Emyrne, vie de broussard, souvent très isolée.A l’été 1950, il vient à Aniane pour un mois. Il y rencontre sa future épouse, Annie. Ce sera le coup de foudre et le début d’un amour qui ne s’est jamais démenti. Annie et Henri se marient le 6 janvier 1951. Annie donne le jour à leur fils Philippe en novembre1952

Henri travaille pour son beau-père, vigneron et commerçant.

Le jeune couple repart à Madagascar avec leur fils à la mi-1953. Pendant deux ans, Henri travaille « Au pain français », entreprise boulangère sur Tananarive, la capitale malgache.
Avec l’aide d’un prêt d’amies, rapidement remboursé, il lance avec son épouse une fabrique artisanale de yaourts, de jus de fruits, de crème, qui prospère grâce à un travail acharné et une vie quotidienne sans dépenses superflues.Mais Madagascar accède à l’indépendance en 1960.  La conjoncture devient défavorable d’autant que l’administration et les troupes françaises réduisent considérablement leurs effectifs.En 1964, c’est le retour définitif en France métropolitaine.

Le couple Alla rachète une droguerie à Clermont l’Hérault et l’immeuble qui va avec : 3 étages à retaper,  tout à apprendre  sur la connaissance, la gestion et le stockage  des produits. Cela occupe largement les soirées et les week-ends, en sus de l’attention à porter à la petite Carole, née en 1965.Au début des années 70, les grandes surfaces commerciales investissent Clermont. Sentant qu’il ne sera pas de taille, Henri se lance dans l’hôtellerie, faisant sortir de terre l’hôtel Fontaine de Sarac, entreprise familiale, où s’impliquent sa femme et son fils, ses principaux clients étant des cadres ou techniciens de la COGEMA qui exploitait le site de minerais d’uranium non loin de Lodève.

17 ans d’importantes contraintes, la profession  d’hôtelier étant très exigeante.Agé de 64 ans, Henri coulera alors une retraite heureuse auprès de son épouse jusqu’à ses dernières années obscurcies par un accident et le vieillissement, dans ce beau pays clermontais  entre famille, amis, souvenirs, en particulier de son époque malgache. Ne disait-il pas qu’il rêvait en malgache !
Veloma atopko, vaza Henri - A Dieu, Henri
Allocution prononcée par le Général Pacaud lors des obsèques de Bernard Truc
le 3 août en l’Église de Pignan
Bernard TRUC

Bernard a été fortement marqué par son service militaire de vingt-sept mois.
Après avoir passé son brevet parachutiste, il résilie son sursis et réussit à entrer au légendaire 11ème Bataillon de Parachutistes de choc. Désigné aussitôt pour effectuer la préparation d'officier de réserve à Cherchell. Il sort l'un des premiers de la promotion 705, avec le grade exceptionnel de Sous- Lieutenant. Ce qui lui permet choisir la Brigade de Parachutistes Coloniaux .
Après son stage d'officier parachutiste à Pau, il est affecté à Mont de Marsan, où il assume  le commandement d'une Section  d'instruction.
En janvier 1958, Bernard rejoint le 3ème RPIMa, à Youks-les-Bains, dans le Sud Constantinois où et prend le commandement d'une section de la 3ème Compagnie, commandée par le Capitaine de Llamby. Nous allons nous côtoyer durant toute cette année 1958.Le Régiment effectuera des opérations à travers toute l'Algérie : dans l'Algérois, dans les territoires sahariens, à Djelfa détruisant les forces de Bellounis, dans la Grande Kabylie chassant les rebelles de la vaste forêt d'Akfadou.
Le 4 avril, Bernard  se distingue tout particulièrement dans la région d' "El ma el Abiod". Il mène sa section à l'assaut d'une position rebelle Sa manœuvre audacieuse permet l'encerclement et la destruction de l'unité adverse : 24 armes de guerre dont deux mitrailleuses sont récupérées. Cette action d'éclat lui vaut une belle citation à l'ordre du Corps d'Armée.
En mai 1958, il se retrouve à assurer la garde rapprochée du Général Salan, installé à Alger au Gouvernement Général dans les salons du Général.
Après des mois d'opérations incessantes, le " 3 " rentre à Sidi Ferruch. En janvier 1959, Bernard et moi-même nous rentrons simultanément en Métropole.
Ce n'est que 35 ans plus tard que nous nous retrouvons un peu par hasard, travaillant ensemble, à Montpellier pour une ONG de parrainage d'enfants du Cambodge. Nous nous revoyons alors à plusieurs reprises. Et en 2011, ayant été nommé  chevalier de la Légion d'Honneur, tu me fais le grand honneur de me demander de te remettre cette prestigieuse décoration. La cérémonie a lieu  7 août 1911 chez toi au Roucourel en présence de drapeaux,  d'anciens et de  toute ta parentèle
Tu as acquis au cours de ton service les qualités du parachutiste : camaraderie, courage, respect de la parole donnée, loyauté. Ces qualités seront tes principes d'action au cours de toute ton existence et te feront apprécier par tous ceux qui te côtoieront.
Tu es demeuré fidèle aux anciens combattants et en particulier aux parachutistes des Troupes de Marine. La présence aujourd'hui de cinq drapeaux en est le témoignage.
Adieu, mon cher Bernard, sois assuré que tous  présents ici nous ne t'oublierons pas.

Obsèques du Général Michel RAGUEZ

raguez
Le 17 mai 2016 l'A.T.D.M.-34 participait aux obsèques du Général Michel RAGUEZ. Le Père CHANLIAU Christian, ancien aumônier des Troupes de Marine et fidèle adhérent à l'Amicale,  a officié à l'occasion de cette cérémonie.
Comme à l'accoutumée nous avons tenu à honorer notre Ancien. Le Lcl. (er) Christian GUEGAN, Président de l'Amicale, absent en mission, était représenté par le Col. (er) Jean-Yvon FEVRIER entouré de plusieurs membres de l'Amicale : notre porte-drapeau Daniel VERIN,  le Général (2s) Michel RALL,  le Col. (er) Christian MERCIER,  le Lcl. (er) Georges BARTOLI, et Francis CARRIZO.
Se tenaient à nos côtés, le Général (2s) Hervé CHARPENTIER, le Général (2s) Jacques BONNINGUES, le Colonel RISDORFER ainsi que les délégations extérieures au département représentant les 3ème et 8ème R.P.I.Ma.  : Le Chef de Bataillon (er) André PIASKOWSKI et son épouse et l'ADC. Daniel SCHLUTIG.
Ces obsèques ont été marquées par une grande sobriété et simplicité dans un lieu de culte discret au sein du cimetière de Saint-Gély-du-Fesc où tout inspirait à la réflexion et au souvenir. La prière du para a été chantée en fin d'office. L'éloge funèbre ainsi que le dernier salut des drapeaux D.P.L.V.-L.S. et A.T.D.M.-34 ont été réalisés à l'extérieur sur le parvis.
Après une fin de vie difficile du fait de sa maladie, le Général Michel RAGUEZ est parti vers une paix bien méritée.
J.Y.

Éloge funèbre de René FINOSKI (1935 – 2016)

FINOSKI Rene
René FINOSKI, notre Ancien, cher Camarade, je vous salue avec respect et émotion.
Je salue également votre famille dans le deuil et lui présente nos condoléances.
Dans ces moments difficiles, j’assure votre épouse Maryse du soutien de l’Amicale des Troupes de Marine de l’Hérault. Nous pensons également à vos fils Eric et Frantz et vos petits-enfants Rémy, Silvio, Eliot et Agathe et à votre famille.
Vous avez rejoint notre Amicale en 1999. Une forte délégation est aujourd’hui présente à Castries pour vous rendre hommage. Des Amis et des délégations d’amicales et d’associations sont également présents.
Vous êtes né le 9 janvier 1935 à Marly La Ville. Vos parents d’origine polonaise ont rejoint la France et vous étiez reconnaissant à notre Pays de les avoir accueillis. Vous avez effectué votre service militaire pendant la Guerre d’Algérie au sein du 3° Régiment de Parachutistes Coloniaux. Vous y avez gagné deux citations. Vous étiez fier d’avoir servi votre Pays.
Vous avez exercé le beau métier de tapissier-décorateur et vous étiez compagnon du Tour de France.
Pendant 40 ans vous avez été le Président du centre Apicole de l’Hérault et de l’association « Les jardins de l’Espoir » du Centre communal d'action sociale de la Mairie de Castries.
Au sein de notre Amicale vous vous investissez dans les activités et vous faites partager votre passion. Rappelons-nous la belle journée des Abeilles que vous aviez organisée avec Maryse en mai 2012. Vous avez fait partager votre passion aux membres présents de notre Amicale et tous en gardent un excellent souvenir.
Nous garderons de vous le souvenir d’un homme droit, toujours prêt à rendre service et ouvert aux autres.
Aujourd’hui dans cette église Saint-Joseph de Castries, je veux vous témoigner notre reconnaissance et rendre hommage au soldat que vous avez été.
Vous êtes décoré de la Médaille Militaire, de la Croix de la valeur Militaire avec 2 citations, de la Croix du combattant volontaire, de la Croix du combattant, de la médaille Commémorative A.F.N. « Moyen-Orient ».
Pour votre action au sein de notre Amicale le Mérite colonial vous a été attribué.
Nommé Chevalier du Mérite Agricole en 2001 vous avez été promu au grade d’Officier en 2012.
René, vous avez fait honneur à notre Pays à notre Armée et aux Troupes de Marine.
Nous nous inclinons devant vous et nous ne vous oublierons pas.
Devant votre famille, vos amis et vos camarades nous vous disons « A Dieu ».

Le mercredi 25 mai 2016 à Castries.
Lieutenant-colonel (er) Christian GUEGAN
Président de l’ATDM34
RIBOULOT Fernand
Le mercredi 6 avril, l'ATDM34 a participé aux obsèques de l'Adjudant Chef RIBOULOT qui ont eu lieu à l'église du Crès. L'église était pleine et quatre prises de parole ont évoqué la brillante carrière de Fernand rappelant à chaque intervention la fidélité, la volonté, le courage et le dévouement de l'intéressé.
Le Lcl (er) GUEGAN, notre Président, excusé en mission, était représenté par le Col(er) FEVRIER lui-même entouré d'une forte délégation de l'ATDM34 : J. BOUTHIER, L. LARMANDE, H. MEUNIER, V. RABOT et LILIA ,  D. VERIN et notre porte drapeau R. RAYBOIS. L'éloge de l'Amicale a insisté sur la riche carrière de l'Adjudant Chef qui a débuté par le maquis, les FFI puis l'armée de libération, le Maroc, Madagascar, les FFA, l'Indochine, la Haute Volta et enfin l'Algérie. Avant de prendre sa vraie retraite il avait servi auprès des mairies de Castelnau et de Montpellier.
Sa brillante vie avait été sanctionnée par l'attribution de nombreuses décorations dont la Médaille Militaire, la Croix de Guerre des TOE, la Croix de la Valeur Militaire, la Croix du Combattant volontaire et la médaille des réfractaires. Il avait été cité au cours de ces opérations à l'ordre de la Division et du Régiment. Ces distinctions justifient, si besoin était,  la présence de 6 drapeaux : UNC, Médaille Militaire (2), Troupes de Marine et Anciens Combattants (2).
Avant son départ vers sa dernière demeure dans l'Aude, nous avons salué sa dépouille en entonnant l'hymne de l'Infanterie de Marine marquant ainsi notre attachement à notre fidèle adhérent de l'Amicale et au grand soldat qu'avait été l'Adjudant Chef RIBOULOT Fernand.

Jean-Yvon FEVRIER